Mon ambivalence affective
pour les personnes qui me sont le plus chères
commence à poser problème...
parce que
Mari a encore écrit comme il le fallait ...
Bon, faut que j'vous fasse une confession. Tandis qu'des gens essaient d'effacer leurs traces, d'oublier leurs regrets et de dissimuler leurs remords, faut que j'vous avoue que moi ça va pas très fort. Le genre de sensation qu'on peut pas expliquer, un truc inexplicable mais aussi inextricable. J'aime plus c'que j'fais, c'que j'suis, ma vie, mes kiffs et mes soucis j'vous en parle même pas. À côté d'autres, on m'dira que j'me plains pour rien, et j'leur dirait qu'ils ont raison, mais qu'je suis comme ça, et qu'me changer ça relève de l'impossible. J'vous pose des mots comme si ça vous interessait, comme si j'étais un tant soit peu douée. Mais non en fait, tout ça, ça ne sert strictement à rien. Ca me saoule même, oui comme vous pouvez le remarquer j'perds la boule aussi. Enfin vous voyez quoi. On m'rabâche sans cesse que toutes les nanas sont des princesses alors expliquez moi pourquoi, on ressemble plus à des vieilles serpillères avec nos mouchoirs trempés d'eau salée? Bah ouais, moi j'comprends plus le pourquoi du comment. Quand on est une meuf bien, on a rien, quand on est une trainée, c'est limite si on s'fait pas acclamer. Les meufs en mode pétasses, pouffiasses, connasses, radasses, vous voyez desquelles j'parle? Bon on s'enfous, j'me dis qu'la roue tourne. Puis y a pas que ça, les personnes censées être nos potes, non même plus, nos amis, faut qu'on m'explique pourquoi ils disparaissent d'nos vies? Vous aurez beau m'dire qu'c'était pas des vrais, au fond moi j'le pensais, et ça blesse. Les cours ça va pas, ça s'casse la gueule, et pourtant j'en ai rien à foutre. Nan j'mens c'est faux, mes pleurs coulent à flots, les gens doutent de moi, et ça fait mal ça. Le regard déçu des parents qui s'posent sur toi, j'crois qu'y'a pas plus douloureux. Bah ouais, t'avais envie d'les rendre fiers, limite d'leur offrir la clé du paradis, et à côté d'ça, tu multiplies les gaffes, les conneries puis les mauvais plans. J'oublie pas ce putain d'bloquage, c'te sorte de manie depuis qu'j'ai l'âge de penser. Quand y a un truc sérieux, j'suis toujours obligée d'reculer, de peur d'être déçue, d'avoir mal sans doutes. Et pourtant si vous saviez à quel point ça me coûte, j'me dis que j'rate trop d'choses, et que dans ma tête ça cause trop. Puis faut l'dire aussi, autour d'moi ça s'détruit, par manque d'amour, ou manque d'amis, ou tout simpletement manque de confiance en soi. Je n'sais pas, mais ça transperce le coeur, d'voir les êtres chers s'autodétruire et toi à côté tout c'que tu sais dire, c'est qu'tu souffres alors qu'eux ils sont au fond du gouffre. Pour eux, j'irai décrocher la lune, j'cultiverais les étoiles pour leur mettre dans les yeux, pour que tout ça, ça soit moins douloureux, qu'au fond on soit réellement heureux. Beaucoup diront qu'ils vont bien, et ouais ça s'fait pas de dire que ça va pas, car au fond on sait bien qu'alleurs c'est pire, alors on essaye de garder le sourire. Mais dans le coeur, au fin fond, y a toujours cette douleur qui nous tiraille, qui attaque nos entrailles. Qui nous lance des piques, et c'est à ce moment précis qu'on s'dit notre cas est critique pourtant on continue. J'suis jeune et pourtant j'me sens si vieille. Apparemment l'éveil et jeux des enfants fait parti d'l'ancien temps. Et oui, la vie c'est plus un jeu, on m'l'avait dit j'l'avais pas cru. Ca devient sérieux, et j'ai peur, oui j'ai peur, je n'ai pas honte de le dire. Evidemment j'sais bien qu'la fin ne sera pas comme dans les contes de fées, et pourtant croyez moi je ferai tout pour. C'est dur, mais on continue, on est des humains, on a la rage au ventre, j'le sais que d'cette pente on en viendra à bout. C'est long mais la vie n'a jamais été faite pour être courte, et on marchera jusqu'à la fin coûte que côute, hein?
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Oui, je pense que tu as raison je dois vraiment aimer me faire mal... Mais j'étais persuadée que c'était fini enfin c'est peut être juste des regrets me demander comment il aurait réagi a l'annonce (ça c'est fait...)
T'as déjà eu l'impression de ne pas être à ta place d'avoir raté le train parce là c'est pas le bon endroit ni les bons choix que tu fais oui ça plaît à tes proches mais toi tu dis qu'il manque un truc un je ne sais quoi qui ferais que toi aussi tu serais aussi euphorique que ceux qui t'entourent. Faire mes propres choix j'en serais incapable de peur du faire du mal aux autres je sais qu'on est dans une société très égoïste et peut être que je donne le sentiment de l'être aussi mais sincèrement les voir aussi inquiet au moindre de mes coup de blues ça craint alors là on garde encore la tête haute pour eux
Là j'en peux plus de faire semblant je pense pas que ce soit mes hormones c'est juste que c'est pas possible que je sois à coté de la plaque autant ; je me rends compte que je suis encore le vilain petit canard (et non sista c'est pas toi !) ; en phase avec l'être que je donne l'impression d'être je peux plus faire semblant, leur dire que je les aime parce que j'en suis même pas sur que c'est ça que je ressens ni pouvoir être à la hauteur de leurs attentes et oui la je baisse vraiment les bras je veux me retrouver me dire vraiment que ça c'est moi mais t'en que je suis ici j'étouffe même avec le grand espace qui m'entoure ils m'étouffent à vouloir mon bonheur moi je veux faire mes erreurs me dire que je l'ai chercher et apprendre mes propres leçons de vie...
Non c'est pas un coup de gueule envers ma famille ni envers les gens que je côtoie mais juste une mise au point pour que vous compreniez que l'image de moi que vous connaissez tous n'est pas très très fidèle de celle que je suis vraiment et je m'en excuse mais vous montrez la véritable moi ne plairait pas a beaucoup d'entre vous ni même a moi...